Design web & mobile

TFA – Mathieu Delvaux

Hello world…

« Euh… », c’est à peu près ce à quoi on pouvait résumer mes pensées une fois que je me suis attelé à créer ce TFA. Une tâche bien ardue s’élevait devant moi. Une difficulté qui provient de biens des choses.

Une des difficultés principales que je rencontrais, c’était de bien cerner la quantité de travail. Je ne savais pas du tout par où commencer. Je me suis retrouvé de nombreuses fois devant ma page blanche à ne pas avancer.  Je commençais à prendre la mauvaise manie de regarder tous les portfolios populaires sur Awwwards, ou ailleurs.

Les comparaisons étaient difficiles à faire : d’un coté le petit étudiant inconnu avec deux projets dans son sac, de l’autre des designers primés et reconnus. Croyez-le ou non, c’est une très mauvaise façon de dissiper un « creative block ».

S’apprendre soi-même

Après plusieurs semaines de vide complet, j’ai réalisé que je n’allais aller nul part en continuant. J’ai alors entrepris de passer en revue la totalité des travaux que j’ai réalisé depuis que j’ai commencé à faire du design.

Le but de la manoeuvre était de me rassurer et de ne plus douter de mes capacités, et aussi de ne pas me cloisonner au niveau d’un style particulier. Comme le dit un designer que j’admire, Tobias Van Schneider, on a pas de style défini en réalité. Notre style, c’est notre personnalité, et elle évolue en permanence en fonction de ce que l’on vit, ou non.

D’une certaine façon, j’ai commencé à aligner les itérations visuelles, et le blocage se dissipait petit à petit.

Un rien de trop…

Il semblerait que dans ma nature, je sois un peu, mais juste un peu trop perfectionniste. Je l’avoue, je n’aime pas les pixels et je suis extrêmement pointilleux sur la taille exacte de chaque élément. Il faut rajouter à cela que je ne suis jamais à 100% convaincu du design que je suis en train de créer. C’est en général grâce à ce cocktail détonnant que je me retrouve avec une quarantaine d’itérations. Même si certains sont différents à cause d’une marge de 4 pixels, c’est important visuellement.

Soi, à travers l’écran

Un site personnel, c’est une vitrine. C’est comme si on s’installait dans un étalage, faisant le beau, en attendant de se faire choisir parmi des centaines d’autres. C’est donc une décision importante. Tout doit être réfléchi, et rien ne doit être laissé au hasard.

Le design au service du contenu

C’est une des facettes que j’adore exploiter dans le design d’interface : dégager le superflu. De mon point de vue, le superflu graphique enlève de son importance au contenu. Alors si j’en ai la possibilité, je fais en sorte de justement le mettre en avant en épurant le design au maximum. J’adore le minimalisme, une technique difficile à apprivoiser.

J’ai pris la décision de passer au niveau de gris pour l’interface, et de faire attention à ce que le contenu, principalement des photos, des mockups, etc., soit bien coloré. Le contraste est agréable pour les yeux et complimente les illustrations.

La combinaison gagnante

J’adore la typographie. Elle faisait partie intégrante de mes études et j’ai énormément appris grâce au dessin de la lettre. C’est un art noble que de pouvoir créer une véritable police. Pour la combinaison contemporaine de mes polices, j’ai décidé de me diriger vers Hoefler & Co., grande fonderie typographique de New-York.

Le couple de fontes est composé de Chronicle, un très élégant hybride de police ancienne et contemporaine, et de Gotham, grand classique typographique. Mais j’ai décidé d’exploiter cette dernière différemment en utilisant les graisses épaisses exclusivement. Et, petit plot twist, c’est une version custom, car perfectionniste oblige, eh.

La fin du début

C’est une grande étape que de réaliser son premier site personnel. Dans ce cas-ci il représente une année, ou plus selon les gens, d’expérience UX. C’est l’occasion de mettre en pratique tout ce qu’on a pu apprendre jusqu’à présent. C’était un chemin semé d’embuches mais on apprend de ses erreurs.

Je sais pertinemment bien que je peux encore faire mieux, et même si ce travail est achevé, une partie de moi est insatisfaite. Tout peut toujours être amélioré, c’est la façon dont je vois les choses à chaque fois. Quoi qu’il en soit, j’ai appris énormément de choses grâce à ce TFA. Non seulement sur le design ou le code, mais surtout sur moi-même.

     Projet au hasard